30
Avr 2018
Chers amis Travailleurs, mes chers Compatriotes,
Ce mardi 1ier Mai 2018, est célébrée la 132ème Journée internationale du Travail. Elle est placée cette année sous le thème : «Dialogue social : facteur de promotion du travail décent et de progrès socio-économiques au Cameroun».
Cette Journée vous donne l’opportunité d’exalter les acquis de votre lutte permanente et légitime pour l’amélioration de vos conditions de travail et de vie. Elle vous offre également une occasion particulière de scruter l’avenir avec lucidité, de méditer sur les problématiques fondamentales du monde du Travail et de faire des propositions aux décideurs, à défaut de revendications dans la stricte orthodoxie syndicale.
Depuis une dizaine d’années, vos préoccupations défendues par les organisations syndicales qui vous représentent, portent essentiellement sur la nécessité d’améliorer les conditions du travailleur en vue d’aboutir à un travail décent; la nécessité de revaloriser le salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG); l’harmonisation de l’âge de départ à la retraite; la couverture médicale généralisée pour l’ensemble des travailleurs et leurs familles.
Au lieu de réunir les partenaires sociaux afin d’aborder de manière franche ces problèmes et d’y apporter des solutions adéquates, le gouvernement de notre pays multiplie des artifices et se contente de mettre en place des stratégies pour diviser et affaiblir les syndicats qui vous représentent.
Nous avons très tôt été sensibles à cette situation. En effet,  dès sa création, le MRC a vu dans le travailleur camerounais un des atouts majeurs de son projet de modernisation économique de notre pays. C’est pourquoi il a fait des propositions concrètes afin d’améliorer vos conditions de vie et de travail:
Premièrement, sur un plan général :
  • L’augmentation significative du SMIG, pour le porter de 36.270 FCFA aujourd’hui à 55.000 FCFA, cette augmentation pouvant être revue à la hausse à moyen terme en fonction de l’accroissement de la richesse nationale.
  • La généralisation de l’âge de départ à la retraite à 60 ans minimum.
Deuxièmement, dans le cadre du Chantier de l’éducation :
  • La mise en place des instituts de formation technologique pour la formation des cadres moyens dans tous les départements de la République, assurant non seulement des formations initiales mais permettant également aux travailleurs à la recherche d’emplois de changer de couloir afin de s’insérer plus facilement dans le monde professionnel;
  • La mise en place des Centres de métiers animés par des praticiens d’expérience, qui permettront aux jeunes peu scolarisés d’acquérir un métier.
Troisièmement, dans le cadre du Chantier de la production sous la houlette d’un Etat stratège, inventif et libérant les énergies créatrices de nos populations :
  • Une politique d’aménagement du territoire national, avec pour principaux piliers: le développement de la production de l’énergie avec une politique de mix énergétique; le développement et la modernisation des infrastructures notamment dans le domaine des transports;
  • Le développement et la modernisation de l’agriculture et de l’élevage avec pour principaux leviers la création d’un semencier national, l’amélioration de l’offre des intrants pour l’agriculture et l’élevage, la promotion de la petite et de la grande mécanisation, le développement des filières d’agriculture biologique, le développement du conditionnement et de la transformation industrielle des produits agro-sylvo-pastoraux et la conquête des marchés pour la production nationale;
  • La mise en œuvre d’une politique industrielle nationale basée sur le choix de filières stratégiques et la promotion des champions nationaux;
  • Le développement d’un pôle d’industrie financière de niveau international au Cameroun avec pour piliers: le règlement de la question d’une monnaie nationale, la construction d’une Bourse des valeurs de niveau continental et la création d’un Fonds souverain agissant comme bras financier de l’Etat.

Quatrièmement, dans le cadre du Chantier social, culturel et de la solidarité nationale :

  • La rationalisation de la carte sanitaire du pays;
  • La mise en place d’une assurance maladie universelle minimum;
  • Le développement de l’industrie pharmaceutique nationale et de l’industrie des équipements et matériels médicaux;
  • La promotion d’une politique nouvelle de logement avec pour objectif « une famille un toit décent »;
  • La promotion d’une culture nationale basée notamment sur le soutien à l’industrie culturelle et la mise en place d’un véritable statut des artistes et la construction d’un Complexe culturel multifonctionnel dans chacune des 10 régions du pays, le tout couronné par une Académie nationale de la Culture et des Arts;
  • Le développement des infrastructures sportives de base à l’échelle de chaque Arrondissement du pays;
  • La promotion de l’idée de Solidarité nationale à travers la création, entre autres, d’un Service National des Volontaires de la Solidarité (SNVS).
Chers travailleurs de tous les horizons,
Tout ceci n’est possible que nous si nous réalisons en cette année 2018, le changement dont le Cameroun a besoin et que réclament tous ses enfants de toutes les origines et de toutes les classes sociales.
Pour cela, je compte sur vous, vous pouvez compter sur moi.
Je vous souhaite une agréable Journée Internationale du Travail, dans la mesure et la dignité.
Vive les Travailleurs camerounais !
Vive le Cameroun !
Maurice KAMTO
Président National du MRC
Yaoundé, le 30 avril 2018