16
Mai 2017

Le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun est préoccupé par la gestion que le Gouvernement fait de la grève du Syndicat des Médecins du Cameroun (SYMEC). Le SYMEC a porté à l’attention du Gouvernement et de l’opinion les problèmes qui entravent non seulement l’épanouissement des médecins camerounais, mais également ceux qui limitent leur volonté de soigner convenablement leurs malades.

Ce que le SYMEC demande au Gouvernement, c’est l’amélioration de leur pouvoir d’achat, de leurs conditions de travail, du plateau technique et une couverture de santé universelle.

En raison de leur rôle vital dans la société, tout ce que les médecins revendiquent est au final pour notre bien-être à tous, nous qui sommes bien portants aujourd’hui mais qui serons des malades demain.

Au lieu de se saisir des légitimes revendications des médecins, fidèle à son arrogance habituelle, le Gouvernement a grossièrement tenté de casser la grève en faisant défiler des gens présentés comme médecins qui en plus de clamer qu’il n’y pas de problèmes dans nos hôpitaux, appelaient le Président Paul BIYA à se porter candidat à la prochaine présidentielle. Devant la détermination du SYMEC, il vient de prendre des mesures d’affectation punitive contre ses responsables. Ayant perdu toute raison, monsieur le Ministre de la Santé publique a, par ces affectations punitives qui violent le droit syndical, démontré qu’il est prêt à sacrifier les malades sur l’autel de la préservation de son poste.

Le MRC soutient le SYMEC, condamne la décision d’affectation punitive des syndicalistes, demande au Premier Ministre, chef du Gouvernement, d’annuler ces affectations qui donnent du régime l’image d’un pouvoir rancunier.

Le MRC appelle à la démission de monsieur André MAMA FOUDA, Ministre de la Santé publique, pour actes vindicatifs et incompétence dans la gestion d’une situation de nature à porter gravement préjudice à la prise en charge efficace de la santé des Camerounais pour la plupart déjà éprouvés par la pauvreté.

La Communication du MRC
Yaoundé, le 16 mai 2017